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L’Académie franco-allemande pour l’industrie du futur : un pont entre formation, recherche et industrie

Dès 2015, l’industrie du futur était une des priorités de l’agenda franco-allemand. Avec le lancement de l’Académie franco-allemande pour l’industrie du futur, portée par la Technische Universität München (TUM) et l’Institut Mines-Telecom (IMT) à Paris, nos deux pays concrétisent leur volonté de valoriser la complémentarité des compétences en recherche et formation franco-allemandes sur les thématiques de l’industrie du futur.

En initiant des projets de recherche sur le big data, l’internet des objets, la fabrication additive et la logistique industrielle, cette Académie entend déployer une offre scientifique, technologique et pédagogique d’excellence, en lien étroit avec les industriels des deux pays. À terme, elle constituera un réseau d’excellence bilatéral et à vocation européenne sur ce sujet, en interaction avec les entreprises.

Côté allemand, le partenariat scellé avec la TUM en Bavière n’a rien du hasard. La Bavière est traditionnellement un poids lourd industriel et également l’un des principaux sites high tech européens. Avec un PIB de plus de 400 milliards €, la Bavière peut s’enorgueillir d’une économie florissante grâce à son industrie omniprésente et très diversifiée, notamment dans la construction de véhicules incluant l’automobile, l’aéronautique et le ferroviaire mais aussi la construction mécanique et l’électrotechnique. Sans oublier qu’elle concentre également un écosystème de formation et de recherche hors norme avec 9 universités d’État publiques (parmi lesquelles les réputées universités Louis et Maximilien et l’Université Technique), 17 écoles supérieures de sciences appliquées publiques (« Fachhochschule »), 3 centre de recherche Helmholtz, 13 instituts Max-Planck, 9 instituts et 17 groupes de recherche Fraunhofer, 5 instituts et 2 musées de la société Leibniz et enfin BayFrance, un Centre de Coopération Universitaire Franco-Bavarois…. De quoi faire rougir « Berlin la branchée » et déplacer la focale vers le Sud de l’Allemagne, peut-être moins connu des étudiants français mais enregistrant depuis deux ans un regain d’attractivité.

Misons donc sur la nouvelle génération des futurs diplômés des Abi-Bac (et de tous ceux qui œuvrent au renforcement de la coopération franco-allemande) pour faire émerger les nouveaux paradigmes de l’industrie du futur et, par ricochet, les talents de demain !

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