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Vers plus d’éclectisme au sein de la Conférence des grandes écoles (CGE)

Avec l’intégration de Science Po Paris en juillet 2016, la CGE (Conférence des grandes écoles) poursuit sa logique d’hybridation des cultures disciplinaires issues des grandes écoles. Son attractivité va aujourd’hui bien au-delà des deux grandes familles qui la composent traditionnellement (écoles d’ingénieurs et écoles de management). Après l’université Paris-Dauphine (intégrée en 2014 et ayant le statut de grand établissement), trois écoles d’architecture (Belleville, Saint-Étienne et l’ESA) l’ont rejoint ainsi que des écoles du management, de la création et du journalisme. A la recherche de transversalité, ces établissements trouvent aussi un intérêt à croiser leur expériences et savoir-faire sur  tous les sujets clés : l’apprentissage, le renforcement des liens avec l’entreprise, la diversification des sources de financement, l’attractivité internationale et la recherche. Mais, au-delà du sentiment d’appartenance à la communauté « grandes écoles », l’engouement suscité par la CGE trouve une origine conjoncturelle. « L’enseignement supérieur est à un tournant stratégique, avec un renforcement des logiques de sites, les mesures du PIA (Programme d’investissements d’avenir), l’augmentation des effectifs étudiants dans les grandes écoles comme au sein des universités. « Il est crucial de raisonner tous ensemble pour porter la voix des grandes écoles dans le débat », insiste la présidente de la CGE. La Conférence a déjà annoncé vouloir peser dans la campagne présidentielle de 2017 : elle émettra en septembre prochain une série de propositions, directement adressées aux candidats.

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