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Sélection à l’université: un modèle so british

L’université française est confrontée à un problème récurrent: le nombre d’étudiants augmente chaque année et les capacités d’accueil demeurent contraintes. Sujet hautement polémique, la question de la sélection à l’université révèle la persistance de postures idéologiques même si ces derniers mois la presse s’est fait l’écho de positions moins dogmatiques issues de représentants du monde académique. Longtemps, on a pu lire que l’absence de pré-sélection garantirait l’égalité des chances à l’université et protégerait les étudiants provenant de milieu défavorisés. Mais sur quelle étude scientifique et réalité de terrain se base ce postulat ? Les études qui évaluent comparativement l’ascenseur social dans plusieurs pays européens, montrent que la France se situe en dessous de la moyenne européenne en terme de diplômés dans les catégories socio-professionnelles les moins aisées et que par ailleurs, elle enregistre avec 26% d’étudiants boursiers, un des taux les plus faibles des pays occidentaux, sans parler du taux de décrochage en 1ère année de licence qui avoisine les 30 %. Dans le contexte d’un débat sous tension, un détour comparatif par l’Angleterre permet de mieux évaluer les atouts d’une sélection à l’université avec des avantages non négligeables même si (qui l’ignorerait) elle obéit à une logique mercantile qui s’embarrasse peu de principes idéologiques et peut poser question. Parmi ces avantages: une vraie place à l’orientation et aux équipements pédagogiques en amont comme en aval, des formations professionnalisantes bien moins stigmatisantes qu’en France et ouvrant de réelles perspectives de carrière.

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