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Le Royaume-Uni veut diviser par deux le nombre d’étudiants étrangers

La secrétaire d’état à l’intérieur aurait pris la décision de diminuer de moitié les visas délivrés aux étrangers pour étudier au Royaume-Uni. Devant une décision jugée irresponsable et à haut risque pour l’enseignement supérieur britannique, les universités anglaises montent au créneau. Selon le Guardian, de 300.000 par an aujourd’hui, le nombre d’étrangers dans les universités anglaises devrait passer à 170.000 sous la gouvernance de Theresa May, l’actuelle Première Ministre. Les étudiants internationaux rapportent pourtant près de onze milliards de livres (13 Mds €) par an à l’état, d’après le journal anglais. Selon le dirigeant de l’une des plus grandes universités du pays, resté anonyme, «cette mesure est insensée, la politique va à l’encontre de l’économie». La réduction des quotas d’étudiants étrangers semble être le seul moyen que le gouvernement ait trouvé pour limiter l’immigration. Sauf que les problèmes constatés par la population au sujet des migrants ne proviennent pas du tout des étudiants internationaux. D’aucuns prédisent que les meilleurs étudiants continueront à affluer mais que ceux issus d’établissements moins huppés auront plus de mal. A vouloir rendre le système britannique encore plus sélectif pour favoriser les meilleures universités et permettre de recruter les meilleurs étudiants, les britanniques risquent gros. Il est fort à parier que la polarisation sur les études en Grande-Bretagne qui prévalait jusqu’ici, vole en éclat au profit d’une autre cartographie des échanges qui pourrait bien profiter à l’Allemagne, la Suisse, l’Europe du  Nord ainsi qu’au Canada. Pour l‘instant, outre-Manche, le conflit continue, entre personnalités politiques et directeurs d’universités. Wait and see…

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