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Métier d’ingénieur : les filles osent enfin !

En France comme à l’étranger, nombreuses sont les entraves visant à tenir les filles et les femmes de manière générale à l’écart des études d’ingénieur et, par conséquent, des carrières scientifiques. Pourtant les initiatives ne manquent pas pour faire tomber les barrières. Ainsi, aux Etats-Unis, le Collège Dartmouth, l’une des plus anciennes et très réputée université américaine, membre de l’Ivy League, (synonyme d’excellence), a récemment annoncé, à grand renfort de presse, qu’elle devenait la première à diplômer plus de filles que de garçons dans son département d’ingénieurs !. Même objectif derrière le lancement d’une collection d’ouvrages éditée sous le titre éloquent de « Mighty Girl » (puissante fille), destinés à encourager les filles à s’épanouir dans les sciences. Des idées qui pourraient inspirer, en France, celles et ceux décidés à briser le fameux plafond de verre. La Société des ingénieurs et scientifiques estime à près de 30% la part des femmes françaises dans cette catégorie « socio-professionnelle ». L’enquête 2017 réalisée par  la Société des ingénieurs révèle aussi qu’elles gagnent, tout au long de leur vie, 20% de moins que leurs collègues masculins, à carrière et compétences égales. C’est peu de dire que le chemin vers l’égalité reste long. Malgré le travail de terrain réalisé par des associations comme « Elles Bougent » incitant les jeunes filles à opter pour des filières scientifiques et techniques, la féminisation des écoles d’ingénieurs en France reste timide. Sans grande surprise, les écoles d’ingénieurs spécialisées en agronomie, sciences de la vie et agro-alimentaire et en chimie affichent les plus forts pourcentages d’étudiantes, tandis que les écoles spécialisées en mécanique, physique, génie civil et BTP comptent très peu de femmes dans leurs rangs. Si Polytechnique accueille des femmes depuis 1972, elles ne sont que 15 % à avoir été admises à la rentrée 2016. Et la prestigieuse école militaire est loin d’être une exception. Les Arts et Métiers ont aussi intégré 15 % d’étudiantes, tandis que la nouvelle promotion de l’école CentraleSupélec stagne autour des 20 %. Pousser les filles vers les écoles d’ingénieurs ne suffit pas. Nombre d’entre elles qui en sortent diplômées n’exerceront jamais leur talent dans leur domaine d’élection. En tête des raisons invoquées : les obligations liées à la famille et un certain sexisme au travail comme autant de blocages externes et d’autocensure chez une majorité des femmes. Décryptage..

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