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L’enseignement supérieur français face au virage numérique

La récente publication du rapport de l’Institut Montaigne est sans appel : le salut de l’enseignement supérieur passera par le numérique ou pas ! Massification (on évalue à la rentrée 2017 l’arrivée de 40.000 étudiants supplémentaires), défaillance de l’orientation, décrochage universitaire : sur tous ces sujets, l’enseignement supérieur français peut tirer parti des potentialités du numérique. Au-delà de la mobilisation des outils numériques pour une gouvernance universitaire optimisée, il est urgent de poursuivre le développement de nouveaux cursus en phase avec les besoins exponentiels d’une société numérisée. A horizon 2020, faute de formation adaptée, le nombre d’emplois vacants dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) est estimé par la Commission Européenne à près de 800.000 postes. Au-delà du secteur des technologies de l’information et de la communication, l’ensemble de l’économie et des métiers sont concernés par la révolution numérique. Et nous savons par ailleurs que 60% des métiers qui seront exercés d’ici 2030 n’existent pas encore ! Au-delà de la création de nouveaux cursus profilés sur les secteurs d’activités émergents, ce sont aussi les modèles pédagogiques qu’il faut rénover. Les mutations de la société conduisent à mettre aujourd’hui sur un même pied d’égalité la transmission de compétences sectorielles ou techniques et celles jugées de plus en plus stratégiques par les employeurs, à savoir l’esprit critique, la créativité, la coopération ou encore l’apprentissage par l’expérience. La jeunesse de demain ne devra plus tant apprendre « qu’apprendre à apprendre » et être prête à compléter sa formation tout au long de son cursus professionnel et de sa vie, énonce le rapport. Décryptage….

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