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Doctorat et PhD, des valeurs sûres à l’international

Très prisés aux Etats-Unis, les titulaires d’un doctorat séduisent de plus en plus les entreprises françaises pour leur expertise. A l’occasion de leur premier colloque à l’étranger, les thésards français sont souvent étonnés. Là-bas, leur « PhD », l’appellation anglo-saxonne du doctorat, est un signe d’excellence, y compris sur le marché du travail. Même si en France le « doctorat » peine encore à attirer la grande majorité des étudiants, la donne est en train de s’inverser. Dans un contexte de mondialisation et d’innovation constante, les grands groupes sont à la recherche d’ingénieurs experts, hautement qualifiés sur des secteurs d’activités en forte tension comme le numérique, la gestion du big data, la biotechnologie ou encore le secteur pharmaceutique. Les ingénieurs diplômés sont donc de plus en plus nombreux à poursuivre en doctorat, d’après Vincent ¬Mignotte, ¬directeur de l’Association Bernard Gregory (ABG), qui œuvre pour l’insertion des docteurs en entreprise. A Polytechnique, ils représentent 28 % de chaque promotion, ce qui en fait le deuxième ¬débouché à la sortie du bac + 5. En 2016, l’école a même lancé un « PhD Track » en cinq ans, sur le modèle anglo-saxon, qui trace dès l’entrée en master un chemin vers le doctorat. A l’Essec, un programme doctoral, créé en 2006, n’attirait au départ qu’une dizaine d’étudiants. Deux ans plus tard, il obtient l’accréditation à délivrer le diplôme de doctorat national. Aujourd’hui, ils sont 73 inscrits. « Ce programme est essentiel pour la visibilité et le rayonnement internationaux de l’école », assure sa -directrice, Anca Metiu. Autre signe d’évolution, le nombre de conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre), qui associent doctorant, laboratoire et entreprise, est passé de 800 en 2000 à près de 1 400 en 2015. Si les diplômes d’écoles d’ingénieurs et les masters 2 professionnels restent aujourd’hui prisés par les recruteurs, la thèse et ses trois ans de recherche, de mieux en mieux connue par les entreprises, pourrait donc devenir un atout dans les prochaines années. Décryptage….

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